Texte libre

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Jeudi 6 avril 2006
Par Gracianne Hastoy
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Jeudi 6 avril 2006
Il était temps de s'y remettre... Vous étiez nombreux à vous être manifestés, après la fermeture du premier blog. C'est vrai que j'avais été avant-guardiste sur ce coup-là. Maintenant, c'est chose faite, vous pourrez suivre mon "actu" de plus près, et rassurez-vous, il est une chose qui n'aura pas changé dans le temps : mon insolence et ma liberté d'expression. Car, de plus en plus, cette démocratie prend des airs de rigidité, et choisir l'écriture en biais d'expression n'est plus une liberté mais un exercice imposé. Alors, attention, je vais me défouler, parler de ce que je veux, comme je veux, sans plus supporter les interdits de la presse, des censeurs, des éditeurs, des bien-pensants, des intellos, des cons, et de tout le reste. Dans le genre cocotte-minute, je vous assure qu'actuellement, vendue aux enchères, je vous rapporterai un bon prix. Envisagez-le sérieusement. Internet qui n'est, ni plus ni moins, qu'un triste reflet de société - un de plus - permet au moins cette sublime liberté du blog. Je n'allais pas passer à côté. Vous non plus, j'espère. Sinon, joyeux anniversaire à ma frangine... Quand je vous le disais, que ce jour était important !
Par Gracianne Hastoy
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Jeudi 6 avril 2006
Une fois n'est pas coutume, et c'est bien parce que j'inaugure ce blog que je vais être gentille. Mais la démarche d'origine l'était tant que je ne puis faire autrement que dire un immense MERCI à Philippe Fournier et Sébastien Heurtel, auteurs de la pièce de Théâtre "La Théorie des Cordes", publiée chez ABS et bientôt, très bientôt jouée à Paris. En effet, leur dédicace d'introduction à Gracianne Hastoy est du genre à me mettre le rose aux joues. Merci les garçons, et bon vent, avec le talent que vous avez, c'est parfaitement mérité !
Par Gracianne Hastoy
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Vendredi 7 avril 2006

Vendredi 7 avril. J’aime bien le chiffre 7. Allez savoir pourquoi… Peut-être parce que les rondeurs de sa prononciation sont démenties par les barres cassantes de son dessin. Une petite opposition, qui ressemble à tous les êtres. En ambiguïté. Bien sûr, on me dira les cycles de jours définis par ce chiffre, sa symbolique chez les Indiens, et tant d’autres choses. Mais j’ai beau réfléchir à tout cela, moi je ne vois que ma petite préférence pour lui. Sans explications rationnelles à la clé. De la même façon que je préfère la crème anglaise au fromage blanc ou la tarte au citron meringuée à la même à la framboise, alors que j'adoreeee les framboises. Allez comprendre. Sept. Peut-être parce qu’il inaugure sept-embre, le mois de ma naissance. Totalement farfelu. Imaginer qu’un chiffre peut parler à notre naissance. Et pourtant notre première carte d’identité : elle mesure…, elle pèse…, elle est née le…, des chiffres pour notre origine, les mots viendront plus tard. Après cela, prétendre que je n’aime pas les mathématiques, c’est implicitement reconnaître que… J’ai décidément tout faux dans cette vie. Ce, depuis le premier jour.

Par Gracianne Hastoy
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Vendredi 7 avril 2006

J’ignore pourquoi, j’ai toujours une petite tendance à l’inquiétude. Peur du lendemain, peur du temps, peur, peut-être de la vie. Ces jours qui filent, sans nous laisser de recul sur les événements, nous prenant toujours dans la tempête de l’immédiat, m’inquiètent. Or, si je fais par exemple un bilan de cette journée du 7 avril, il m’est arrivé pas mal de choses bien. D’abord, André Labarrère m’a téléphoné pour m’assurer de sa présence demain à la dédicace de Pau, ce qui est vraiment adorable de sa part, sachant son emploi du temps chargé, et sa faiblesse de convalescent. En plus, il a toujours l’art, même dans une conversation de trois secondes, de glisser un mot gentil, un petit terme affectueux. Bon, je sais que je vais perdre toute crédibilité, mais pour anecdote, il m’appelle « Gracianou ». C’est mignon, non ? NON ? bah, z’êtes jaloux, voilà tout. Ensuite, l’après-midi au bureau a été plutôt efficace. J’ai dû vérifier les épreuves de mon roman « Le contrebandier du Roi » avant qu’il ne parte à l’impression. Un livre de plus. Pour la semaine prochaine. Ca me comble d’autant plus de joie que je n’ai plus beaucoup de temps pour mes livres « persos » et celui-là me permet d’exister vraiment comme un écrivain, pas comme une basique scribouillarde qui pond des lignes pour assurer son alimentaire. Ensuite – et non, ce n’est pas fini – Atlantica a récupéré mon livre sur « le château d’Abbadia », et compte en faire un livre dans l’esprit « Art-déco », ce qui me satisfait pleinement. Bizarre ma relation à l’endroit, quand on sait que ce livre était une commande, mais que j’ai fini par m’y attacher de façon très très personnelle. Ainsi, aller au château l’après-midi était devenu un moment très agréable, où j’avais vraiment l’impression de voyager dans le temps et de plonger dans l’Ethiopie des explorateurs. J’ignore si le livre rendra vraiment ce que j’en ai perçu, mais en tout cas, il ne sera plus une fois où je passerai sur la corniche d’Hendaye sans éprouver un petit frisson intérieur. J’invite tous les lecteurs de ce blog à visiter cette demeure superbe (ou à venir à la sortie du livre) car vraiment, c’est magique. En outre, là, j’avais l’aval de l’Académie des Sciences, et j’ai pu visiter le château dans ses moindres recoins, voir la crypte, enfin toutes ces choses auxquelles je n’aurais pas eu accès en « visiteur lambda ». Bon, toutes ces bonnes nouvelles, ces parutions – en plus de mes articles mensuels pour Signé et Atlantica Magazine – sont parfaitement dans la voie que je me suis fixée pour l’écriture en forme de métier. D’autant que le « boss » m’a dit aujourd’hui qu’il avait des tonnes de projets pour moi et du travail en pagaille. Et hier soir, j’ai eu le temps d’écrire mon billet d’humeur pour Signé, et la rédaction m’a même filé trois cent signes de plus, cadeau que j’apprécie à sa juste valeur, parce que j’aime bien avoir de la place pour râler !

Alors, pourquoi, pourquoi ai-je toujours collée au corps l’angoisse du lendemain, la peur de ne pas avoir le temps de tout faire, ce petit crabe qui me dévore l’estomac ? Doit y avoir un truc qui cloche avec moi, mais quoi ?
Par Gracianne Hastoy
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