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Mercredi 7 février 2007

Vous voulez un scoop artistique ? Mais si, je suis sûre que ça vous intéresse, faites pas vos gnangnan. Ben, Manuela Mana, l’une des plus grandes autorités compétentes qui soit sur Francisco Goya, vient de révéler que l’étude de centaines de documents atteste qu’il ne s’est rien passé entre le peintre aragonais et la Duchesse d’Elbe. Rien dans ses voyages, rien dans ses toiles sur cette dame ne prouve qu’il ait éprouvé à son égard autre chose qu’une immense admiration doublée d’un sentiment amical. Hein, hein que ça change la face du monde, ça ? Ah l’Espagne et son traitement des « people » même quand ils ne sont plus, c’est ahurissant. Parce que dans mon blog, ça prend cinq lignes, mais dans la presse pingouine, je vous garantis que cela justifie des articles entiers. Ah toute l’encre qui se perd, mes amis.

Aujourd’hui, ce n’est guère mieux avec un gros article dans la Razón qui nous explique en long, en large et en travers, et à grands renforts de titres alléchants que « El Greco revient en Crête ». Tout ça pour finalement annoncer qu’un énième film sur la vie de l’artiste est en train d’être tourné (le premier date de 1966, une paille), qui sortira en octobre en Grèce, Italie et Espagne, avant d’être diffusé dans les autres pays. Je vous le donne en mille, le titre ce sera… (insoutenable comme suspens, non ?)…ce sera… « El Greco ». Bravooooo ! La musique sera de Vangelis. Je vous le précise au cas où vous seriez en manque de précisions inutiles. Côté acteurs, comme je sens que ça vous passionne tout autant que la non-histoire de Goya et de la Duchesse d’Elbe, on devrait retrouver Juan Diego Botto, Laia Marull et le très britannique Nick Ashdon qui interprêtera El Greco… pour son premier grand rôle au cinéma. Quand je vous dis que c’est effrayant !

Ah mes aïeux, j’ai un sens du scoop artistique moi… Je parie que vous voilà tout bouleversés par cette succession de nouvelles inédites. Je ne dis pas qu’à l’occasion, je ne vous montrerai pas d’autres exemples flagrants de « remplissage rédactionnel quand on n’a rien à se mettre sous la dent ». Notez que l’Espagne, quand ETA ne fait pas péter de bombes, ils sont tout perdus, les pauvres. Plus rien pour alimenter leurs Unes, plus rien pour démarrer les journaux télévisés avec cet air sinistre qui leur sied si bien à l’annonce de : « 10 morts ce matin dans un attentat… » Ils ont un sens inné du dramatique, que voulez-vous ! Vous verrez qu’au prochain jour de désarroi informatif, ils vont nous raconter l’eunurésie tardive de Picasso. On parie ?

 

 

Par Gracianne Hastoy - Publié dans : graciannehastoy
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Mardi 6 février 2007

Puisque vous réclamez toutes et tous des nouvelles de Guapo, voici une photo prise il y a quelques mois par mon ami Nicolas, grand photographe de son état. Il est bôoooo hein, Guapo ?

 

Par Gracianne Hastoy - Publié dans : graciannehastoy
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Mardi 6 février 2007

Joyeux 40 ans à Marieka ! Ben voui, j’ai réussi à tenir ma langue jusqu’à samedi, mais maintenant je puis enfin me lâcher. Ouf ! Et c’est aujourd’hui, et c’est ma meilleure copine, donc je ne pouvais pas passer l’info sous silence.

Bon, mais là n’est pas le propos de ce blog du jour. Vous savez quoi ? Je fais une allergie à l’appellation « Miss ». Je me souviens, enfant, que l’une de mes tantes, très snob, vivant à Paris m’appelait toujours comme ça : « bonjour miss ». Et je détestais. Tant est si bien que j’ai un jour déclaré que je ne voulais plus entendre parler d’elle. Il y avait pour moi, dans ce mot, une espèce de petite haine cachée, de jalousie féroce, ou un-je-ne-sais-quoi inexplicable, qui me collait un mal au ventre carabiné. Maintenant, ça ne change pas. Les filles qui m’écrivent en démarrant par « Salut miss », ça me met d’emblée en rogne. Je ne comprends pas pourquoi, j’essaie de me convaincre que c’est sympa et convivial « Miss », mais non, ça ne passe pas. Peut-être est-ce dû à ce « ssssss » de fin de mot, qui traîne à la lecture, et me rappelle le sifflement du serpent. Ou alors, c’est cette connotation de « starlette » qui me hérisse le poil. En tout état de cause, je voudrais bien que vous soyez sympas : arrêtez de me dire ou de m’écrire Miss, et je ne vous en aimerai que davantage.

Ceci étant dit, pas grand chose d’autre à raconter, si ce n’est que j’ai passé l’après-midi à bidouiller mon article sur Dublin, et que je ne suis pas mécontente du résultat. Comme quoi, je n’ai pas bu tous ces Irish Coffee pour rien ! C’est déjà ça !

Côté bouquins, le photographe de Zugarramurdi a bien avancé, mais j’apprends que l’éditeur voudrait son texte pour le Biltzar de Sare. Alors que, un) je n’ai vraiment pas le temps d’écrire un texte aussi vite, vu mon emploi du temps, deux) j’ai d’ores et déjà annoncé que je n’irai pas au Biltzar de Sare cette année. Dire que je me croyais sortie d’une forme de stress pour les semaines à venir. Mon œil, ouais…

Par Gracianne Hastoy - Publié dans : graciannehastoy
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Dimanche 4 février 2007

Est-ce que quelqu'un peut me dire ce qu'est cet animal, sans répondre comme ma soeur, et de façon très catégorique : c'est un tamouah, mélange de tamanoir et de chien ... ? Je n'ai pas grand chose à offrir sauf ma reconnaissance éternelle... Mais j'ai sympathisé avec ce bougre de bestiau au Mexique, et j'aimerais tout de même pouvoir identifier mon "nouveau copain"...

 

Par Gracianne Hastoy - Publié dans : graciannehastoy
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Dimanche 4 février 2007

Je me suis encore faite avoir. Un peu coupable d’avoir enchaîné, dans une boulimie suspecte, la lecture successive de « Misérable Miranda » d’Isabel Wolf, et de « Je hais la Saint-Valentin », et « Un très gros mensonge » dans la collection Red Dress, je voulais absolument renouer avec les classiques du genre. Juste un aparté à propos d’Isabel Wolf, je refuse catégoriquement de la placer dans les « auteurs pour midinettes », car à l’époque du Journal de Bridget Jones, elle avait sorti son pendant avec les « Tribulations de Tiffany Trott » dont la qualité littéraire était nettement plus remarquable, et l’humour tout aussi drolatique.

Ben oui, j’aime bien drolatique, j’adore caser ce mot ! Ca, c’est fait.

Donc, disais-je, après quelques errances dues – forcément – à la pression éditoriale, Isabel Wolf revient avec un bouquin sympa comme tout, facile à lire, et follement dé-stressant. Or, j’ai l’impression que plus j’écris, plus j’ai besoin de lire des choses légères. En fait, à bien y regarder, je ne lis des bons bouquins que lorsque je ne produis pas en parallèle. Mais cela s’explique par le lien fort qui existe pour moi entre le fait d’écrire et de lire. Je sais que beaucoup d’auteurs ne lisent pas. Moi, c’est impossible. Je ne peux pas vivre sans lire. Du coup, il y a forcément interaction chez moi entre les deux disciplines.

Où en étais-je ? Oui, donc, coupable de m’être égarée sur les sentiers de la facilité, et soyons franches, embarrassée de prendre l’avion sans un bouquin à me mettre sous la dent, je me suis ruée sur le dernier Thomas Harris : « Hannibal Lecter, les origines du mal ». Quelle déception, mes amis ! J’écoutais hier Mathilde Seigner qui disait détester les « bis repetita » et jurait qu’elle ne tournerait pas dans Camping2, en raison de l’inévitable mauvaise qualité d’une suite, et comme je la comprends ! J’avais adoré « Dragon Rouge, adoré encore davantage – bien sûr – « Le silence des agneaux » et commencé à être déçue par tous les succédanés hannibalesques suivants. Mais là, c’est l’apothéose. Le pire, c’est qu’en lisant, j’ai l’impression saugrenue d’entendre la discussion entre l’éditeur et l’auteur qui a prévalu à cette daube littéraire :

L’auteur : Mais j’ai déjà tout écrit sur Hannibal Lecter, qu’inventer de plus ?

L’éditeur : C’est et cela restera une recette qui fonctionne, mon cher. Je ne sais pas moi, expliquez-nous comment il en est arrivé à ça. Mêlez cruauté pure, engeance torturée. Pensez nazis, meurtres violents, sentiments ambigus, vous savez faire ça, non ? Ne vous cassez pas la tête, il faut pas beaucoup de signes, on mettra une grosse police, et rien que le nom de « Hannibal Lecter » en titre garantira au moins 100.000 ventes. Allez, dans deux mois, je compte sur vous, ce sera bouclé ?

Et vlan ! Non, je vous promets, je veux bien prendre le pari (et cette fois-ci, Marieka, je ne le perdrai pas, c’est certain !) et m’engager à vous offrir à tous moules-frites si j’apprends que Thomas Harris a mis plus de deux mois à écrire ce livre (et appeler ça un livre relève de l’hypocrisie la plus extrême !). Mais la critique est dithyrambique hein, on ne touche pas à Thomas Harris. Tandis qu’Arturo-Pérez Reverte qui est, à mon sens, l’un des plus grands auteurs du moment, se fait copieusement descendre dans son dernier livre « Le peintre des batailles ». Je m’apprête à le lire, mais je sais déjà qu’il sera bon. Voilà. C’est comme en politique : je crois qu’il existe un immense décalage entre ce que les médias affirment, et le sentiment des populations. Il faudra qu’un jour je prenne le temps de m’attarder sur ce qui nous différencie de ces critiques, eux persuadés de leur bonne appréhension des choses, nous livrés à leurs avis catégoriques et trop distanciés. Mais toujours à des milliers d’années-lumière d’eux. Y a comme qui dirait, un truc qui cloche dans ce pays…

Par Gracianne Hastoy - Publié dans : graciannehastoy
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