Texte libre

ABONNEZ-VOUS A CE BLOG en vous inscrivant, dans cette page à droite : entrez votre adresse e-mail, sous l'onglet Newsletter. Vous serez ainsi averti à chaque nouvelle mise en ligne d'article sur ce blog.

Lundi 26 mars 2007

Guapo est là !!! Je crois que c’est tout ce que j’ai à dire, mais ça valait le coup de vous envoyer un message pour ça, non ? Sinon, j’ai fini Harlan Coben, et déjà acheté son dernier roman : promets-moi ! Je vous dirai, oui, oui, oui…

Par Gracianne Hastoy - Publié dans : graciannehastoy
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 25 mars 2007

Allez, ne faites pas vos chochottes, bien entendu que vous vous y attendiez… Ben non, je n’allais pas me rendre au Salon du Livre cette année. Franchement ! D’ailleurs, vous l’aurez constaté, ce n’est TOUJOURS pas l’année des écrivains. Les files d’attente sont devant les livres de François Bayrou et José Beauvais. Si vous saviez ce que ça me hérisse le poil. José Beauvais, il est bien gentil, j’ai rien contre lui, mais merde ça colle pas. Ni avec l’idée qu’on se fait d’un président de la République et encore moins avec l’idée que je me fais d’un vrai écrivain. Qui est son nègre ? Car forcément, il en a un. Et même Bayrou qui, a priori, n’écrit pas trop mal, n’a pas le temps – soyons honnêtes – d’écrire son bouquin. Et voilà que ça se bouscule au portillon devant eux, et comme d’habitude les véritables auteurs sont mis au second plan. Je suis bien mieux au chaud, chez moi. Pas que j’écrive davantage, mais au moins, je ne me tourne pas les sangs avec toutes ces hypocrisies obligatoires. Ah, et Karine au bureau m’a passé « Ne le dis à personne » de Harlan Coben. Franchement, je dévore hein. J’étais réticente au départ, car les succès imposés m’agacent un peu, mais je me suis faite avoir, et à toute vitesse. Donc, je prévois très rapidement d’aller acheter ses quatre autres bouquins, parce que vraiment, c’est un régal. Je vous le recommande. En plus Karine jure que « Ne le dis à personne » n’est pas le meilleur. Ca promet…

Sinon, la soirée avec Christophe Hondelatte est passée, et c’était vraiment incroyable. Il a été d’une simplicité, d’une gentillesse désarmantes. Entre Patrice Carmouze la semaine dernière, et lui cette fois-ci, nous aurons été entourés de « parrains » charmants. Je les ai beaucoup appréciés tous les deux, et leurs réflexions sur l’évolution des médias étaient particulièrement instructives.

D’un point de vue privé, la catastrophe vient de la disparition de Guapo. Il n’a pas réapparu depuis jeudi, et je crois qu’il ne reviendra plus. Il a été aperçu à Bidart jeudi soir, suivant deux marcheurs, et depuis plus rien. J’espère qu’ils l’ont recueilli, car il est évident qu’il est incapable de se repérer, et sa peur des voitures n’arrange rien. Il était étrange ce chien, car l’expression « du genre à partir avec les cambrioleurs » semblait avoir été inventée pour lui. C’est le premier chien que je rencontre qui n’a pas de notion du « maître », qui est aimable avec tout le monde de la même façon. Alors, je présume qu’il n’est pas malheureux, ou du moins, j’essaie de m’en persuader… Vous êtes priés de ne pas m’en parler, merci d’avance.

Par Gracianne Hastoy - Publié dans : graciannehastoy
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 21 mars 2007

Si je me décidais à parler « moderne », plusieurs alternatives s’offriraient à moi. Les mots en « ude », très « campagne présidentielle », ou les mots en « isme », excessivement tendance. Il y a aussi tout ce qui tourne autour du « ibilité ». Comment ça, vous ne voyez pas ? Petit festival ? C’est parti. Depuis la désormais célèbre bravitude, on aime bien dériver l’humour. Au départ (deux jours !), ça faisait rire, maintenant le comique de répétition commence à me lasser : ennuitude, désolitude, et consortitudes, ça ne va pas durer, enfin j’espère. Plus ancrés, les mots en « isme » sont ceux qui terrifient : socialisme, libéralisme, extrémisme, séparatisme, nationalisme, communisme, fascisme. Des isthmes pour les âmes, attention à la crise d’asthme ! Ah, j’oubliais dans tout ça un des nouveaux mots qui m’énerve beaucoup : le fourniturage de bureau. Alors là ! Furax, ça me rend. Et puis, bien entendu, les désormais coutumiers mots en « ibilité ». Alors là, j’avoue, je suis colère : traçabilité notamment me hérisse le poil. Notez, ça rime avec débilité. Ecoutez bien, vous allez en entendre à longueur de journée… Et je vous passe sur les autres mots à la mode, distillés soigneusement dans les journaux télévisés par des gens qui ne savent plus construire une phrase en bon français et « font riche » en émaillant leurs propos de mots incertains, mais résolument « tendance ». Je ne parle même pas du langage interne aux entreprises, parce que là, ça frôle la catastrophe. Tout cela, dans la plus parfaite indifférence générale. Eh oui, il y a aussi une mode des mots. Non, je t’en supplie, monsieur Maupassant, ne te retourne pas dans ta tombe. Regarde, ils t’ont mis une série sur France 2 pour se souvenir qu’il fut un temps où l’on aimait encore la langue française. Tu as raison, Guitou, ils ne te lisent plus, d’où l’impression en regardant des films inspirés de ton œuvre, de côtoyer la grande littérature. Mais que veux-tu, je le répète à longueur de journée : dans ce pays, les incultes et les cons ont gagné. Ils tiennent le pays. Et il n’est rien de pire que les cons quand ils se croient intelligents, croyez-moi. Le pire, c’est que quand je dis ça, j’ai parfaitement conscience de passer pour la vieille mémère de service, aigrie et rabat-joie. Mais j’aurais tellement voulu dans cette campagne électorale qu’un candidat, un seul, prononce le mot de « culture », franchement hein, pas avec cet air dégoûté et condescendant. Le mot qui gêne… si j’avais cru ça un jour ! Tout est prononcé : identité nationale, les mots en « isme » énoncés ci-dessus à tour de bras, sans faire sourciller, mais « culture », ça, c’est banni. Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Ah oui, parce que sans culture, on manipule mieux les peuples. Il doit y avoir un truc comme ça derrière les silences, et toute cette connerie victorieuse. Je parie que j’approche d’une certaine vérité…Il n’empêche que ça me fout les jetons. Je dois me faire un coup de calgon, j’y vais…

Par Gracianne Hastoy - Publié dans : graciannehastoy
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 18 mars 2007

J’ai remarqué que vous tombiez souvent des nues quand je vous parlais de la cuisine interne de l’édition. Les droits d’auteur, les contrats, les commandes, tout ça vous dépasse un peu, et à raison. Aujourd’hui encore, en évoquant un sujet que je viens de lire dans la presse, je sais que je vais vous « titiller le neurone ». L’article, lui, est presque banal, on y aborde la maison d’éditions « Le Dilettante », dont tout le succès tient à un seul et même auteur : Anna Gavalda. J’aime bien Anna Gavalda. D’abord, parce que grâce à son « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part », elle a révolutionné deux choses. La première, le style « nouvelles » qui était tombé en désuétude et qu’elle a su ressusciter. Ensuite, parce qu’elle a aidé à prouver qu’un titre long, c’était possible. Et ce petit rien incarnait à lui seul un grand changement dans les idées arrêtées de l’édition. Depuis, ses livres me ravissent. Certes, elle ne publie pas beaucoup, mais c’est un signe de qualité, n’oublions pas. Comment voulez-vous écrire de bons livres en deux ou trois mois, pour vous assurer une présence sur les rayonnages de septembre et de la rentrée littéraire, tout en garantissant leur « fond » ? Regardez Amélie Nothomb. Ok, elle sera là en septembre mais avec un livre « amoindri », forcément… Oui, je sais, ça faisait longtemps que je ne m’en étais pas prise à elle. Mais là n’est pas le sujet du jour. Dans les salons mondains du monde de l’édition et des petits potins méchants, on a toujours haussé les épaules en parlant du « Dilettante » et d’Anna Gavalda. Et qu’on ne me colle pas un procès pour diffamation, je vais dire tout haut ce qui s’est toujours murmuré tout bas : « ah ouais, tu parles, ils couchent ensemble ». Secret de Polichinelle. Mais hier, en lisant ce petit préambule aux grandes philosophies annuelles sur l’édition qui surgissent toujours la semaine précédant le Salon du Livre, une petite phrase m’a attiré l’œil : « Anna Gavalda doit toujours un livre au Dilettante ». Voilà où vous allez tiquer. N’est-ce pas ? Comment un auteur peut-il devoir un livre à son éditeur ? Je m’en vais de ce pas vous expliquer. Le droit de préférence, vous avez déjà entendu parler ? Il s’agit d’une toute petite clause pernicieuse, glissée dans la plupart des contrats que les éditeurs vous font signer, et qui vous engage, auteur, à réserver vos cinq prochains ouvrages à cet éditeur en priorité. Grand sujet de discorde entre écrivains et éditeurs, ces derniers jurant qu’il s’agit d’une « sécurité » et d’un « confort » pour l’auteur, qui n’aura pas à se creuser le cerveau pour assurer une publication à son futur ouvrage. C’est du chantage déguisé, et l’auteur qui a galéré des mois – voire des années – pour trouver un éditeur, s’y rue avec bonheur, se disant que désormais il sera publié, c’est sûr, alléluia. Personnellement, je suis inflexible sur ce point : JA-MAIS, je n’accepte de signer un droit de préférence. Cela m’a causé fâcherie définitive avec Cheminements, Cairn Editions, et bien d’autres. Je préfère perdre une publication que de signer cet alinéa d’aliénation. Car soyons clairs, c’est surtout pour l’éditeur le moyen de ne plus donner d’à-valoir pour récupérer un auteur. Exemple pratique : Anna Gavalda, justement. 1er livre : best-seller. 2ème livre : best-seller. Si elle avait pu partir chez Laffont, Gallimard ou Grasset, son à-valoir aurait été énorme, tout simplement. Là, en étant condamnée à rester chez « Le Dilettante », elle se contente d’un petit à-valoir de confort. Et perd de fait toute liberté d’écriture sur son roman, puisqu’il doit rentrer dans la « norme » de ses romans antérieurs, avec la même recette conduisant au succès obligé. Pouahh ! Ne m’en parlez pas ! Et comme maintenant, elle ne trouve plus les mêmes charmes (sexuels et littéraires, n’allez pas croire, il y a une différence) à son éditeur, doit toutefois rester chez lui pour livrer son « dû ». L’ambiance doit être approximative, à mon humble avis. Pourtant, la solution existe : écrire n’importe quoi ! Ben voui, votre éditeur attend un bouquin obligatoire mais n’est pas tenu de le prendre s’il ne s’avère pas bon (quand je vous dis que tous les avantages sont pour eux, et pas pour l’auteur), ou ne correspond pas à la ligne éditoriale de la maison. Alors, c’est facile : il suffit de lui livrer un « dictionnaire des positions sexuelles en vogue dans la Papouasie équatoriale du 15ème siècle », et de lui expliquer que « ô surprise, vous étiez persuadée qu’il allait adorer, et que vous y avez mis tout votre influx littéraire et ne vous sentez plus capable d’écrire autre chose avant… bou diou, vingt bonnes années », et là, après une grosse colère, et pas mal de menaces, il vous libérera peut-être de votre engagement. Bon, il vaut mieux avoir des nerfs solides pour affronter le truc, certes. D’où l’intérêt, dès le départ, de ne JA-MAIS accepter de contrat avec une « clause de préférence ». Capito les petits nouveaux ?

Par Gracianne Hastoy - Publié dans : graciannehastoy
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 14 mars 2007

Il y a plusieurs raisons à l’existence de ce blog. Au départ, il a été créé pour tous ces amis, ou lecteurs, qui avaient râlé quand j’avais quitté Tarbes et me demandaient des nouvelles, voulaient suivre mon parcours. Petit à petit, vous êtes nombreux, inconnus, à vous être inscrits, et à vous intéresser à ces inepties débitées chaque jour ou presque. Il y a un an et demi, je recevais ce premier mail d’une jeune lectrice : « bonjour, j’ai acheté le « chêne de Guernica » de passage à Saint-Jean-de-Luz et je voudrais vous dire que j’ai adoré ». Signé Virginie. Elle m’a avoué depuis qu’elle croyait que c’était une secrétaire qui lui répondrait, ce qui me fait beaucoup, beaucoup rire, avouons-le. Ciel, je rêveeeee d'avoir une secrétaire personnelle, ouhlalala ce que ça doit être bien...

Alors, ce soir, et cela dans le parfait déni de mes habitudes de sauvageonne, j’ai accepté de la rencontrer. J’en avais même très envie, en dehors de ce maudit planning surchargé qui m’empêche de profiter de mon temps comme je le voudrais. Elle voulait que je lui fasse visiter la grotte de Zugarramurdi, et je n’ai même pas pu en raison du travail, ce que je regrette, car du coup elle a manqué pleins de détails essentiels à mes yeux. Je vous arrête de suite, vous allez être des dizaines à me dire : « De quoi ? tu as accepté de la rencontrer, alors que tu refuses pour nous ? » Taratata. Quand, comme Virginie, vous aurez dévoré mes « œuvres complètes », et j’insiste, parce qu’elle a même téléchargé le « Signé Pyrénées-Atlantiques », nouvelle formule, et est capable de me citer des trucs que j’ai écrit dans ce blog il y a des semaines, ben là, ça s’appelle gagner une rencontre. Non mais ! Et puis, un immense merci, parce qu’elle m’a offert le bandana de Brassac, dans le Tarn (merci, Brassac !), et le CD de Rose. Je croyais ne pas connaître, mais aux premières notes, j’ai presque crié dans ma voiture : « Mais bon sang, bien sûr, j’aime beaucoup ». Donc merci Virginie.

Mais ça met vraiment la pression ce type de lecteurs, parce que vous vous dites qu’il ne faut rien manquer, et surtout ne jamais les décevoir. J’y pensais en rentrant. Elle m’a aussi parlé de « Mikel et Soledad », alors que hier, justement, j’ai reçu le mail suivant d’un lecteur. Comme chaque fois qu’on me parle de ce livre, je tremble un peu, et je confirme : il n’y a que deux crétines de scribouillardes de merde dans ce pays, et leurs petits copains avocaillons qui ont jugé sans lire, et je préfère retenir les messages comme celui-ci. Le lecteur vaudra toujours davantage que les parfaits critiques, à mes yeux. A bon entendeur, salut. Voici le bijou. Deux gentillesses en deux jours, whaou, quel quota !

« Bonjour, enseignant l'histoire de l'Art dans les pyrénées atlantiques, c'est avec la

 

reconnaissance de mes incapacités littéraires que je viens saluer les vôtres.

 

 Je pose un énième regard d'émotion sur Mikel et Soledad -souffrant déjà de

 

la solitude que sa fin m'impose-  et vous envoie mes chaleureux

 

remerciements. Quelle séduisante écriture. J'ai passé un moment de rare

 

intensité à vous lire (qui m'encourage à recommencer).Merci. »

Non, c'est à moi de vous dire MERCI...

Par Gracianne Hastoy - Publié dans : graciannehastoy
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus