Texte libre

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Lundi 28 mai 2007

Ah, les vertus du verbe « croiver » ! Comment ça, ce verbe n’existe pas ? Ah ben si, preuve à l’appui. Regardez tous les gens qui sont interrogés à la télé et qui répondent, sûrs d’eux :  « ils me croivent pas ». Siiii, écoutez bien, je vous assure. Je passe sur la suppression intempestive du « ne », car on va me taxer d’élitisme aggravé, tare impardonnable dans notre société. Il y a aussi, et c’est plus grave car plus généralement répandu, le sempiternel : « j’ai été à Pau hier ». Non ! Avoir été, je crois pas que ce soit bon. S’il vous plait, un effort : je suis allé à Pau, sera mieux. C’est un coup à prendre, je vous jure, parce qu’en fait, c’est un petit « particularisme local » que l’on peut perdre rapidement. Il y a aussi les « mauvaises » associations : « ça risque de marcher pour lui ». Non ! « Ca a des chances de marcher pour lui », et « ça risque de ne pas marcher ». Je passerais sur l’incontournable « moi, personnellement », qui me fait hurler, et la liaison sur les « quatre » événements… prononcé « quatre z’événements » même chez nos plus grands journalistes. Et la nouvelle déviance à la mode, c’est « au niveau de » qui ne signifie rien. « Au niveau de la salle de bains, on a prévu de… » Remplacez par « en ce qui concerne la salle de bains », et ce sera plus… à niveau. Pitié, pitié, il faut se ressaisir, et rapidement, car si tous, nous faisons un effort personnel pour parler un meilleur français, alors le phénomène sera collectif. Ce n’est pas une rigueur d’institutrice frustrée, ce n’est pas « démodé », c’est juste pour sauver notre propre langue. A l’heure du langage SMS qui fait des ravages, alors que nos jeunes sont persuadés que « qu’est-ce que tu fais ce soir », s’écrit : « keske tu fé… », il est de notre responsabilité d’être un tantinet plus vigilants. Je ne dis pas, il m’arrive de faire des erreurs, mais à chaque fois, j’en suis mortifiée, et j’essaie d’améliorer. Tiens, vous voulez que je vous fasse partager mes « mauvaises prononciations » ? Eh bien, je dis « Auxerre » au lieu de « Ausserre », et je dis « cambrouze » au lieu de « cambrousse ». Je veux bien que, là-aussi, il s’agisse d’un particularisme géographique, mais je promets de faire des efforts. A vous, maintenant…

Par Gracianne Hastoy - Publié dans : graciannehastoy
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Dimanche 27 mai 2007

Le voilà, il est là !

Super beau, et pas cher en plus !

10 euros (+ 2 euros de frais d'envoi).

Un parfait petit bouquin pour le métro, la plage, ou pour les fatigues du soir.

Si vous le voulez, envoyez-moi un mail sur : gracianne.hastoy@wanadoo.fr, ainsi que votre adresse, et en prime, vous aurez une dédicace, whaouuuuu, quelle chance...

Par Gracianne Hastoy - Publié dans : graciannehastoy
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Samedi 26 mai 2007

« Le roman des régimes » est vraiment un bon bouquin. Je ne m’attendais pas du tout à ça, et contre toute attente, je me suis attachée aux personnages. Tant est si bien qu’à la fin, j’aurais bien espéré une suite. Le truc pernicieux, dans ce genre de bouquins, c’est qu’on rêve de pouvoir entrer dans une clinique comme celle décrite ici, à Boulogne Billancourt. En fait, ça doit être si facile, alors, de ne plus avoir de soucis de comportement alimentaire. Les repas sont tout préparés, il y a une salle de sport, et seulement soi à penser. En revanche, le retour au domicile doit être sacrément compliqué à gérer. Bah, je ne sais pas pourquoi je me prends la tête avec ça. Sinon, je lis encore un Harlan Coben. Cette fois, c’est « Innocent », et franchement, je le trouve aussi bon que « Ne le dis à personne ». Après « promets-moi » ou « du sang sur le green » qui m’ont franchement déçue, là je me régale à nouveau. Ah, et j’ai aussi dévoré « Mes amies, mes amours, mais encore » d’Agathe Hochberg. La critique disait que c’était un « Bridget Jones », plus psychologique, avec l’avantage d’être écrit par une française. Moi perso, c’est le genre de livre qui me colle le bourdon et ne me fait pas rire du tout. Je dois manquer d’humour. Mais franchement, ces gonzesses qui découvrent à 35 ans que leur vie est un fiasco, ça me démoralise un peu. Et elles ont beau raconter ça chez leur psy, ou à leurs copines, ça ne me fait pas marrer. Point.

Bon, demain dimanche, sera un grand jour, car je vais récupérer mon bouquin « les (mauvaises) humeurs de Gracianne ». Il me tarde de le voir. C’est mieux l’auto-édition pour ça, on garde intact le plaisir de « rencontrer son livre », ce que le passage par les éditeurs amoindrit beaucoup, je trouve. Là, je sais que le bébé va être en ma possession un bon moment, et je vais devoir « le porter » pas mal de temps, convaincre les gens de l’acheter, bref renouer avec une proximité que l’édition traditionnelle m’avait ôté depuis quelques temps. Je ne dis pas, c’est pratique de trouver son livre en librairie, de ne pas se préoccuper de sa publicité ou de sa promotion, mais au final, c’est presque frustrant. Promis, si vous êtes gentils, je vous raconterai, mais la couverture est déjà en ligne sur mon site car Txiki est efficace (http://graciannehastoy.online.fr), et comme je le vends à petit prix (10 euros) et que c’est facile à lire, et que les gens adorent quand je râle, ben ça devrait plaire. Je ne m’inquiète pas trop. Ce sera mon petit « Bridget Jones » à moi… Et l’avantage, c’est que la suite est garantie, il me suffit de continuer à stocker mes billets d’humeur dans la presse. Facile, non ? Bah, ça fait un livre de plus, et j’étais vraiment démoralisée à l’idée de ne rien sortir en 2007, alors ça compense…

Par Gracianne Hastoy - Publié dans : graciannehastoy
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Samedi 19 mai 2007

 

 

Bien entendu que je me souviens de toi, Cécile ! Je te souhaite bonne chance pour le baccalauréat. Quant aux « Ama Violette », votre message m’a bien fait rire. Aux lecteurs, je signale cette boutique à Bayonne et vous conseille vivement le détour…Située rue Bourg Neuf, il paraît que nous, mesdames, devons verrouiller notre carte bleue. Mais c’est probablement un bon mot de macho passant par là. Qu’est-ce que je fiche en ce moment ? J’écris, pardi ! Je ne m’en sors pas. Puis je lis un peu aussi. Je viens de terminer « Femme Fatale » sur Ségolène, c’est une grosse déception : mal mal mal écrit, vite bâclé, lourdingue, très bof, et m’apprête à démarrer la biographie de Monet par Pascal Bonafoux, et le « roman des régimes », sur les comportements alimentaires. Toujours aussi disparate Hastoy. Mais vraiment le gros de mon temps est accaparé par l’écriture. Je dois absolument terminer « la flamme des sorcières », et dans de bonnes conditions de qualité, avant de me tourner vers les autres projets. Cet après-midi, totalement à part, je file interviewer Bixente Lizarazu. Hein, hein que vous êtes jalouses, les filles ? Ouais, je sais…

Par Gracianne Hastoy - Publié dans : graciannehastoy
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Samedi 12 mai 2007

Ras le bol, je ne peux plus sortir sans qu’on vienne me dire : « On a déjà du vous le dire (sic !) mais qu’est-ce que vous ressemblez à Carrie Bradshaw dans Sex and the City ». L’autre fois, c’était à la Rédaction. Et là, j’ai fait jeudi soir une conférence sur les sorcières de Zugarramurdi, et vlan, à la fin, une dame super sérieuse vient me dire ça. Et d’appuyer : « en plus, vous rangez vos cheveux pareil, vous dédicacez pareil qu’elle », genre « enlève ton masque, Hastoy, tu copies Carrie Bradshaw ». Point du tout ! J’ai même dû me ruer sur le net pour savoir qui c’était, et comprendre qu’il s’agissait de Sarah Jessica Parker. Franchement, en plus, j’ai beau regarder les photos dans tous les sens, hormis nos bouclettes, je ne vois rigoureusement aucun point en commun. Alors pitié : non, je n’essaie pas de ressembler à cette gonzesse, c’est pas ma faute si des séries font apparaître des chroniqueuses aux cheveux ondulés, et je ne tente aucune technique nouvelle de mimétisme quelconque. Je ne la connaissais pas jusqu’à ce que, excédée par les trop nombreuses remarques, je sois obligée d’aller me rencarder sur la toile. Alors siouplait, stop… Ah, ça fait du bien ! C’est dit… Quoique, j’ai remarqué qu’elle était fan des godasses Manolo, et je ne déteste pas. Mais c’est certainement notre seul point commun, et quatre bouclettes quand sa permanente est au point. Mffff, dis-je avec un profond mépris. Ca va, je puis repartir à mon silence, j’ai réglé mon compte à la Carrie Bradshaw, ça fait du bien té !

Par Gracianne Hastoy - Publié dans : graciannehastoy
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